Après avoir donné la possibilité d’avoir des abonnés et de publier auprès du public, Facebook continue sa poursuite twittesque et adopte le hashtag (mot-dièse). Oui, ce petit outil : # qui permet de rassembler des publications sous un même thème (les topics) pour suivre des tendances (d’où les TT, trending topics).
Beaucoup d’utilisateurs Facebook utilisaient les hashtags (qui souvent servent aussi à exprimer une humeur alors que ce n’est pas le but), comme sur Twitter, Instagram ou tumblr (aussi parce que beaucoup lient leurs compte entre eux donc forcément, certains outils se croisent aussi). Mais Leeloo n’approuve pas ce message. Leeloo le dit. Et Leeloo aime parfois parler d’elle avec distanciation quand elle n’est pas contente.
L’arrivée du mot-dièse sur Facebook en ravit plus d’un : c’est fashion, rapide… mais pour l’instant ça ne sert à rien mais on s’en fout (quand on se veut trendy la quête de sens n’est pas l’objectif ultime). Et ça ravira sûrement Facebook d’un point de vue financier. Comme l’explique Frenchweb :
L’introduction du hashtag devrait être source de revenus pour le réseau social : des formats publicitaires similaires à ceux de Twitter seront probablement mis au point. Facebook pourrait aussi proposer à certains de ses annonceurs d’apparaître dans une liste de «trending topics», un dispositif qui rapporte à Twitter environ 150 000 euros par annonceur et par jour…
L’utilisation du hashtag peut également être perçu comme une « modernisation ». Ok mais du coup ce n’est pas un « innovation ». Facebook ne pouvait pas trouver un autre moyen de « classer les conversations » ? Vraiment ?
Ecrans nous explique aussi que :
En plus de son utilisation quotidienne, Facebook veut donc être présents sur les sujets qui font le plus parler comme « le récent épisode de Game of Thrones, qui a reçu plus de 1,5 millions de mentions sur Facebook (…)
Oui donc Facebook ça devient un gros bazar. Chaque réseau social a son utilité, sa vocation d’être. Quand Google+ et Twitter sont des plateformes d’échanges élargies, Facebook reste, dans sa plus grande utilisation à une plateforme de partage entre amis dans des cercles plus restreints. T’as vraiment besoin de taper un TT dans ta barre de recherche pour voir ce que tes amis disent sur un sujet ? Et si tu trouves un mec qui dit des choses intéressantes sur un TT, tu deviens son ami ? Tu t’abonnes ?
Où est la frontière entre tous les réseaux sociaux là? Ça devient brouillon.
Le Nouvel Obs va plus loin dans son analyse et parle très justement d’un retour à un échange moins humain paradoxalement, le bouleversement de la Timeline (et donc de l’utilisation de Facebook) et la recherche de multiples sources de revenus par Facebook (bon ça reste du business ne soyons pas naïfs) :
La nouvelle barre [de Facebook] de recherches permettait de faire requêtes dans un langage naturel, c’est à dire comme un humain parle et pas comme une machine : pas avec des hashtag. L’idée était que l’utilisateur lambda puisse savoir rapidement par exemple quels sont ses amis qui habitent à Paris ET aiment la série « Game of Thrones ».
Dans le même temps, notre profil Facebook reste quelque chose auquel nous accordons de l’importance et du temps, que l’on peaufine notamment via les photos de profil, de couverture. L’introduction de cette nouvelle temporalité en direct pourrait venir bouleverser ça.
C’est aussi une preuve supplémentaire de la quête de revenus qui obsède le groupe de Mark Zuckerberg qui a toujours promis de conserver le service gratuit pour ses utilisateurs. Ils cherchent donc tous les moyens transformer les données fournies par leurs utilisateurs en source de cash.(…)
Pour l’instant je n’ai pas eu l’occasion de pouvoir tester l’utilisation des hashtags sur Facebook mais je serai curieuse de voir cela.
Ca nous donnera l’occasion de mettre un jour un tableau comparatif de l’utilisation des diverses plateformes pour savoir précisément qui fait quoi et laquelle choisir par rapport à ce que l’on cherche et ce que l’ont veut partager… A une heure où le web est aussi important socialement que professionnellement, il serait dommage d’utiliser ces outils (qui s’avèrent précieux ET intéressants) n’importe comment.
Mais ce n’est que l’avis de Leeloo.

Lire l’annonce officielle de Facebook ici.








