En marketing, on nous a longtemps expliqué, très justement, que les sites de visionnage de vidéos ne sont pas des concurrents directs de la télévision. Ciblant un certain type de population (à savoir les 17-40 ans en majorité), diffusant majoritairement de l’UGC (beaucoup de vidéos amateur – on te reconnaît toi là-bas qui a filmé ta propre TV pour le reposter sur Youtube ! ) ou du contenu piraté, ces sites n’ont pas grand chose à voir avec la TV, beaucoup plus qualitative, et à l’audience massive.
Manque de pot, ces sites ont monté en qualité (vive la HD), des chaînes de marques sont apparues avec de très bons contenus, les vidéos piratées sont traquées et la publicité est à la fois partout et peu intrusive (bravo TrueView). Et ces sites sont devenus des références. Y a qu’à voir, le nombre de vues Youtube par vidéo (surtout les clips) est un véritable indicateur d’audience. Avec son 1 milliard d’utilisateurs, Youtube peut d’ailleurs prétendre à détrôner la télévision.
Et c’est ce qu’il compte bien faire. Le 9 mai dernier, Youtube annonce donc, au grand dam de l’industrie audiovisuelle, le lancement de 53 chaînes payantes thématiques à partir de 0,99$ par mois soit 0,75€. Les chaînes sont gratuites pendant 14 jours et moins chères si abonnement annuel. Après une ascension fulgurante, le leader des sites vidéo s’attaque donc à Madame La Télévision.
Si les chaînes de TV voient ça d’un mauvais oeil et comme une concurrence quelque peu déloyale, chez Google, on le voit plutôt comme « un autre système de rémunération aux fournisseurs réguliers de contenu« . Ce qui n’est pas faux en soit.
En ce qui concerne la France, on serait sur 13 chaînes lancées sur Octobre 2013. Et d’après cet article du Figaro, le dispositif est bien ficelé : appel d’offres auprès de maisons de prod, de sites, d’agences de pub et un budget alloué de 500.000€ pour 20h de programme.
Prochain objectif de Youtube ? Le terrain de la VOD.
Alors, s’abonnera ? S’abonnera pas ?

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